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 Vox Populi,Vox Dei (|) Libre ^^ (|)

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Maximilien de Robespierre
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MessageSujet: Vox Populi,Vox Dei (|) Libre ^^ (|)   Lun 18 Mai - 19:37

-Oui,je comprends tout à fait votre cas,monsieur.

Quelques notes furent ajoutées sur un petit calpin,tenu par une main entourée d'une dentelle certes usée,mais impeccable.Ladite main appartenait à Maximilien de Robespierre,nom que l'Histoire retiendrait pour de nombreux faits... Mais certainement pas celui-ci.
Replaçons les évènements dans leur contexte : le jeune avocat avait décidé depuis peu de ne plus séjourner qu'à Paris,évitant ainsi les longs et fastidieux allers-retours entre sa province et la capitale où,il fallait l'avouer,se passait tout ce qu'il y avait de plus intéressant dans le Royaume.C'était certain,si le peuple venait un jour à se soulever,ce serait à Paris.Autant être au coeur de l'action ! Seulement voilà,pour payer un loyer,il fallait de l'argent.Pas une grande nouveauté.Seulement si à Arras Robespierre était un grand notable,à Paris,il était simplement... Avocat.Pas de titre de noblesse,pas d'amis influents,les affaires les plus bénignes étaient donc son lot quotidien.Jusqu'à présent,rien de bien extraordinaire.Jusqu'à ce matin-là,où il reçut une lettre écrite de manière hésitante,à la calligraphie grossière,lui demandant de s'occuper d'une affaire attreyant à Versailles.Versailles,mot magique qui attira immanquablement son attention.Pour qui n'aurait-ce pas été le cas ! Cet immense domaine habritait l'une des cours les plus fastueuses de l'époque,là où les complots se tramaient entre tasses de chocolat et bals masqués.Pour n'importe quel bourgeois,bien nés ou représentant du petit peuple,ce lieu était aussi mystérieux que légendaire.Ceux s'y étant rendus en vantaient à tout bout de champ la beauté,ainsi que la vanité y siégeant.Pour quelle affaire aussi secrète que trépidente l'avait-on mandé,lui à peine arrivé en ce milieu de contrsates,entre richesses et convoitise ?


-Cela dit,je me dois de vous rappeler que sans preuve,aucun juge ne tranchera en votre faveur.Avez-vous vu de vos propres yeux ce marmiton dérober votre argenterie ?

Un vol de petites cuillères.Difficile de trouver pire,dans le genre lassant.Le cuisinier haussa les sourcils,comme si quelqun en ce bas monde avait pu ne pas se ranger à son avis de suite,en accusant encore plus un gamin de dix-sept ans qui ne s'était pas présenté au Hameau depuis deux jours.Forcément,un adolescent devant travailler pour nourrir sa famille était le coupable idéal ! Inutile de dire que Maximilien trouvait cela totalement aberrant,d'où une froideur toute professionnelle vis-à-vis de celui l'ayant mandé.Pourtant,il fallait bien que lui aussi gagne un peu d'argent... Piteuse époque...
Alors que le cuisinier était sorti pour aller chercher le reste des couverts -comme pièces à convictions- ainsi que quelques servantes -d'éventuels témoins-,Robespierre ota ses lunettes avant de s'appuyer au montant d'une des hautes fenêtres du bâtiment principal où il se trouvait,avec une vue imprenable sur l'étang,au bord duquel s'élevait fièrement un élégant petit phare.Et dire que la Reine avait construire ce lieu en tous points magnifique pour son seul plaisir personnel... Alors que tant de gens finissaient à la rue,faute de pouvoir rembourser leurs loyers de retard...
Pensif,le fonctionnaire mordilla une des branches de sa paire de lunette de lecture,comme il le faisait toujours lorsqu'il était pensif.Ce pays allait mal.Mais comment faire pour le sauver de ses vices ?

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Marie-Antoinette
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MessageSujet: Re: Vox Populi,Vox Dei (|) Libre ^^ (|)   Dim 24 Mai - 16:16

¤ HJ: Après une loooongue hésitation, je poste XD ~



Le Hameau... quel lieu magnifique et paisible ! C'était l'un de seul endroit de la cour où l'on ne pouvait que très peu trouvé tous ces regards prêt à vous jugé et à comploter derrière vous. Peu de gens s'y rendaient, a mon plaisir plus que certain !
J'étais en train de contourner l'étang, accompagné de deux de mes enfants: Marie-Thérèse et Louis-Charles. Ils étaient en train de courir et de s'amuser. J'ai toujours aimé les voir ainsi, cela me fait toujours sourire. Cette joie... cette bonne humeur qui s'échappe d'eux ! Alors que la France est dans une mauvaise passe... ils avaient raison de profiter ainsi de ces moments, tant qu'ils le peuvent encore... ça me fit de nouveau pensé à ma petite Sophie... puis à Louis Joseph, qui était toujours à Versailes... sa maladie devient de plus en plus critique, mais j'espère toujours que cela se soigne... C'est déjà fichu, je le sais, je le sais au fond de moi-même ! Mais comment se l'avouer, quand votre propre enfant est en danger de mort ? Le Docteur Petit a diagnostiqué une carie vertébrale... et ce corset de fer, est-ce qu'il est réellement efficace ? Louis souffre... à chaque fois que je viens le voir, cela se voit. Cela se voit trop ! Une rire plus aigüe venant de Marie me sortit de mes sombres pensées tandis que je dépliais mon éventail.
J'avais revêtu une sublime robe bleu ciel à dentelles. L'une de mes préfèrée. Bien entendut, je n'avais pas oublié le magnifique chapeau qui allait parfaitement avec. J'avais abandonné mes lourdes mais néanmoins belles perruques, et m'étais contenté d'avoir les cheveux attachés. Par ce temps, je savais que j'aurai eu chaud. Nous nous rapprochions de plus en plus du Hameau, et bizarement, je me sentis beaucoup mieux que lorsque que nous étions encore au château. Il faut dire qu'ici, au moins, je ne risquais pas tellement d'être critiqué.
Ah, les crtiques. Il n'y avait pas un seul jour s'en qu'il n'y en a pas sur mon compte. Malgré que je fasse des efforts pour que mes dépenses diminue, il n'y a rien à faire. Est-ce que le peuple de France aura un jour une meilleure image de moi ? La tranquilité de l'Autriche me manqua soudainement. Tous ici était différent de là où j'avais grandi. Plus calme. Et si nous allions ensuite faire un tour au Belvédère ? Je sais que les enfants aime bien s'y rendre ! Notamment à cause des arbres s'y trouvant autour. Pour s'y cacher, c'est l'idéal. Hum... nous verrons bien. Si le temps nous en laisse la posibilité.
Louis courra vers moi et aggripa la robe, pourchasé par sa soeur.


-Oh, Louis ! Allez donc joué, vous et votre soeur, un peu plus loin devant, je vous rejoindrais.


Je lui souri et tous deux commençèrent à faire la course vers le même bâtiment où se trouvait cet homme inconu (que je n'avais d'ailleur pas apperçut). Je souri d'amusement face à ce spectacle. Décidément, ils n'étaient jamais fatigués ces deux là ! M'arrêtant, je me tourna vers l'étang, regarda l'eau ondulant très légèrement. A nouveau, je sombrais dans mes pensées, n'entendant presque plus les rires de mes deux enfants.

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Dernière édition par Marie-Antoinette le Ven 29 Mai - 20:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vox Populi,Vox Dei (|) Libre ^^ (|)   Ven 29 Mai - 18:40

Hj: Very Happy Very Happy Very Happy




Le regard noisette de Maximilien fut immancablement attiré par les mouvements aussi joyeux que désordonnés de deux bambins,dont l'identité fut aussi simple à deviner que celle de la noble dame qui cheminait à leur côtés.Une ombre de sourire se traça sur ses fines lèvres,ne chassant que très légèrement l'expression placide qui lui était habituelle.Marie Antoinette.Beaucoup l'avaient,la trouvaient et la trouveraient belle,ce qui était sans doute vrai : grande,mince,élancée,née visiblement pour être souriante,sa chevelure d'un blond de blé mûr ramenés en arrière par un ruban,mais semblant si soyeux au toucher,sans oublier sa robe digne des plus grandes Reines d'Europe,se soulevant au rythme de sa marche gracieuse.Pourtant,bien que le regard de l'avocat s'accrocha à ces quelques détails,son coeur ne flambait d'aucune admiration particulière pour la femme qu'était la Mère de France,ni pour le rang qui était le sien.Seulement,habitué des relations féminines ainsi que des visages qu'il se devait de reconnaître,ses yeux n'avaient pu que se poser sur les détails attirant en priorité l'attention.Oui,Marie Antoinette était une délicieuse créature,image accentuée par ce que l'on disait de son caractère,à savoir léger tel une plume,et doux à l'image d'une sucrerie.Et cependant,cependant,Robespierre restait parfaitement de marbre,aussi bien mentalement que physiquement,les oreilles encore emplies des complaintes des pauvres gens,ainsi que des accusations des détracteurs royaux.Etant un homme de Loi,il ne pouvait qu'écouter les deux partis opposés,et tenter de rester impartial.Pour le moment du moins.Car,même en y regardant de prêt,les arguments des sujets étaient criés avec bien plus de force que ceux de la noblesse !
Les deux enfants,riant à gorge déployée,lui inspiraient beaucoup plus de choses.L'innocence,par exemple.Comment en vouloir à de candides petites choses pour les méfaits de leurs parents.Eux n'avaient rien fait... Ils étaient simplement promis à un avenir illustre,et ce dès le berceau,sans possibilité de choisir... Oui,Maximilien en éprouvait presque de la pitié pour eux,aujourd'hui si heureux,mais demain devant sauver un pays de la dérive,tout en essayant de réparer tant bien que mal les maux causés par leurs ancêtres.Ah,le temps des responsabilités arriverait bien assez vite ! Il en savait quelque chose,et quelque part certainement,là,au fond de son coeur devenu peu à peu glace et pierre,il y avait le regret de ne pas avoir eu assez d'enfance,se voyant promu chef de famille à à peine six ans.Malgré avoir mûri,malgré avoir appris à s'en sortir sans l'aide de personne,certains souvenirs ne pouvaient être estompés,même sous le coup des années.Comment rattraper cela ? Comment recoller les morceaux d'un vase brisé ? Les lèvres entrouvertes,les yeux dans le vide,l'avocat revint à Arras,en ces journées ensoleillées qui disparaissaient peu à peu de sa mémoire,tant elles étaient lointaines.Le parfum de sa mère.Les premiers babillements d'Augustin.Et puis les rires de Charlotte.
Ces réminiscences furent troublées par de véritables gloussements,clairs et chantants,ceux d'autres petits.En effet,la Princesse et son frère avait pénétré dans la dépendance où se trouvait l'invité,désireux de voir si on leur avait gardé quelques uns de ces délicieux gâteaux au miel qu'ils adoraient tant.Voyant un inconnu,tous deux s'arrêtèrent,leur gaieté laissant la place au timide sérieux de jeunes êtres habitués très tôt à bien se comporter en public.Marie-Thérèse le gratifia même d'une discrète révérence,avant de conserver le silence,à l'instar de son benjamin,resté derrière elle,comme itimidé.Robespierre se trouva alors complètement rabat-joie : il devait avoir l'air d'un fameux vieux barbon,pour ainsi mettre mal à l'aise deux descendants de la Couronne de France !
Adoptant une expression aussi polie que bienveillante,il s'approcha des deux enfants,avant de lui aussi s'incliner.La discussion finit par naître,les deux enfants de Louis XVI comprenant qu'ils n'avaient rien à craindre de lui.Maximilien s'accroupit même,afin de ne pas surplomber de plus d'une tête des bambins qui,sur un caprice,auraient pu l'envoyer à la Bastille.Marie,après lui avoir demandé s'il trouvait "joli" leur Hameau et avoir reçu une réponse positive,le questionna avec cette curiosité si touchante venant des plus jeunes ce qu'il était venu chercher : lui aussi aimait à se promener dans les jardins de sa maison ?


-Ma foi Votre Altesse,répondit Robespierre en dissimulant un sourire amusé,je ne suis ici que momentanément,n'ayant pas l'honneur de paraître à la Cour.En réalité,ce sont les affaires qui m'ont guidé jusqu'en ces lieux,une histoire bien longue et bien ennuyeuse,même pour moi dont c'est le métier de les régler.Je m'en voudrais de ternir les jeux de Vos Grâces par mes récits.Mais je suis reconnaissant à Votre Majestée de me poser la question.À mon tour,puis-je vous demander la faveur de porter à Sa Majestée la Reine votre mère les salutations les plus humbles d'un de ses sujets de passage en cet endroit,désireux de porter le bonjour à la maîtresse de ces lieux...?

La petite acquescia,avant de à nouveau exécuter une rapide révérence.Son sourire stoppa Maximilien,qui s'apprêtait à se relever.Tant de pureté.Quel dommage que le pays ne puisse comprendre la complexité du cas de la Royauté.Certains se seraient attendris.Auraient été moins durs.Alors que des prisonniers pourrissaient en prison,oubliés du Roi ? Que le salaire d'une famille ne suffisait plus à manger à sa faim ?
Tandis que les deux chérubins couraient à nouveau vers leur génitrice,le bureaucrate rangea dans une des poches de son pardessus ses lunettes ainsi que son carnet de notes et son crayon.Patiemment,dans l'encadrure de la porte,les bras croisés dans le dos,il suivit des yeux la course folle de ses petits messagers,volant droit vers la belle personne qu'était leur mère.Daignerait-elle s'abaisser à venir le saluer,lui représentant de la classe plus que moyenne ? La question étant très intéressante,un fin sourire revint sur ses traits si posés.

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MessageSujet: Re: Vox Populi,Vox Dei (|) Libre ^^ (|)   Ven 5 Juin - 18:35

Je fixais toujours mon reflet. Celui-ci semblait danser sur la surface aussi lisse que plate de l'étang. On aurait dit une feuille sur un arbre, se baladant au souffle du vent. Le soleil se reflettait contre celui-ci, donnant presque l'impression d'assister à une scène de bal, avec des lumières un peu partout. Je pouvais voir très enttement la scène... des rires... des jeux... et si j'en organisais une, à nouveau ? Oui, mais cela ne fera-t-il pas émergé une nouvelle "crise" ? On me repproche déjà beaucoup trop de choses à propos de mes fêtes... non. Mieux vallait laissé tomber cette idée, bien que ça me tentait affreusement. Rendre le pays sur lequel je reigne encore en plus mauvais état qu'il ne l'est déjà ne serait pas très fut-fut de ma part. Tant pis. Il y avait bien d'autres divertissement à Versailles, je ne m'en fais donc pas sur le sujet qu'est l'ennuie. Le vent soufflant sur l'étang atteignit mes cheveux blond et les fit voler légèrement. Mes yeux se fermèrent instinctivement, me permettant ainsi de savouré cette air frais et doux caresser mon visage, ainsi que de sentir les quelque goûtes d'eaux, si agréables. J'étais bien loin du hameau et des rires inssessants des enfants.
Mais quelque chose me fit remettre pieds à Terre. Marie-Therèse m'avais, apparement, appelé plusieurs fois, mais dans mon état, je n'avais rien entendu. Elle avait donc tirée un petit coup sur les plis de ma robe. Intérieurement, je l'en remercie, car à chacuns de mes égarements, la mélancolie me gagnais, ainsi que la nostalgie de la cour d'Autriche. Je me mis à sa hauteur et écouta avec attention ce qu'elle avait à me dire, tenant ses douces mains entre les miennes. Mes yeux ses levèrent vers le bâtiment, et j'apperçu enfin l'homme dont venait de me parlés les enfants. Un sourire naquit sur mes lèvres, sans que je m'en rendre vraiment compte. Louis alla se blottir dans mes bras, visiblement bien faitgué par leurs nombreuses courses, aussi essoufflantes les unes que les autres.


-Pourquoi n'iriez-vous pas vous reposer un peu, avant de retourner à vos jeux... ? Vous semblez bien trop fatigué pour continer ainsi vos amusements.


Cette idée parut leur convenir, du moins à Marie. Quand au petit dernier, il ne voulait pas tellement quitté mes bras... je ricanais et le pris dans mes bras.

-Souhaitez-vous alors assister à l'une de ces conversations fort passionnante que vous adorez tant ?


Bingo. J'avais vue juste. Comme moi avant (je ne peux pas vous le cacher), les conversation de grandes personnes n'intéressait pas Louis, qui préférait de loin s'amusé. Cet argument fort bien trouvé le fit changé d'avis dans la seconde qui suit.
Après l'avoire reposer à Terre, je me redressa, les regardant, puis reporta mon attention sur l'homme, à l'encadrure de la porte; je me dirigeais alors vers lui, d'un pas tranquille, mais pas si traînard que ça, le long du lac, toujours. Je me laissais guidé par mes pas.
Une fois arrivé au lieu dit, je pris un air détendu, aimable. Cela n'avait rien d'hyprocrite, soyez en sûr.


-Il paraîtrait que vous faîte vos salutions, monsieur. Je crois que mon éducation m'est procuré assez de politesse pour me dicter qu'il est de mon devoir de vous rendre la pareil en venant de moi-même vous les faire, a mon tour.


Que se soit un représentant de n'importe quelle classe sociale, peu m'importait. Vous me croyez ou non, mais je peux vous certifié que je viens d'agir là exactement comme je l'aurais fait avec un noble de la cour de France. C'était bien sur le point là que l'on ne pouvais pas m'attaqué: je ne fais aucune différence, que se soit au niveau sociale ou autre. Je ne suis pas comme ça, et ils le savent parfaitement. Tous.

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MessageSujet: Re: Vox Populi,Vox Dei (|) Libre ^^ (|)   Ven 24 Juil - 16:56

Une nouvelle fois,comme il l'avait fait devant devant la fille,Maxime s'inclina devant la mère.Pour qui aurait examiner son geste,son caractère,ainsi que ses intentions et convictions auraient été illustrés sans qu'un seul mot ne soit encore prononcé.En effet,il se « contenta »,alors que pas mal de parisiens auraient purement et simplement craché aux pieds de la souveraine,de se pencher légèrement en avant,le bras droit formant une perpendiculaire à son ventre.Son regard,dès qu’elle avait approché,s’était détourné,car il n’avait jamais été de bon ton de fixer une personne d’un rang social plus élevé que le vôtre.De même que de s'adresser à une telle personne sans que cette dernière vous l'ai permis aurait équivalé à l'injurier.Ah,quelles sottises.Soi-même s'enfermer en une tour d'ivoire.S'en plaindre,désespérer.Et le jour ou quelqun prenait son courage à deux mains et transgressait la règle,sa seule récompense demeurait la radiation de la cour.Un bien pour un mal ? Au fond,quitter ce milieu vicié,de force ou de son propre chef,restait la meilleure qui pouvait vous arriver,Robespierre en était persuadé.Enfin,voilà pourquoi il avait usé de la petite Princesse comme intermédiaire.
Mais pauvre Marie-Antoinette ! Obligée de rester coincée là à vie,entre des plaisirs illusoires,ses obligations de souveraine,et son mari ! Enfin.Beaucoup de bruit circulait là-dessus également,et l'avocat ne pouvait que les avoir entendus.Mais qui dit entendre,ne veux pas forcément dire également adhérer.Après tout,lui aussi avait une vie privée plutôt... Multiple... Il aurait pourtant été ravi de rencontrer celui ou ceux qui faisaient battre d'un véritable amour le coeur de la Reine.Pour voir quels trésors d'imagination ces derniers avaient mis au point afin de conserver la tendressede la jeune femme.Après tout,entre séducteurs,ils ne pouvaient qu'échanger de bons conseils.
Mais bref,puisqu'on lui avait octroyé la liberté de s'exprimer directement à la noble,l'homme décida d'en faire bon usage.


-Il paraît effectivement bien,Votre Altesse,fit-il,risquant une petite pointe d'humour.Permettez-moi,de plus,de vous faire mes hom...

Baiser sa main aurait été également une faute de goût : n'étant pas de sang bleu,Maximilien ne pouvait songer à poser ses lèvres sur une peau Royale.Comme quoi,un titre pouvait ouvrir plus que les portes de Versailles,n'est-ce pas monsieur de Fersen ? Cela dit,l'Arrageois n'aurait nullement eu le temps d'ainsi agir.En effet,même la fin de sa phrase ne put être exprimée.Qu'était-il advenu ? Et bien notre fameux cuisinier était réapparu,tenant dans chaque main le poignet de femmes de chambre.Lui semblait ravi,sans doute car il venait de trouver -ou plutôt de convaincre- deux témoins plus ou moins vindicatifs pouvant faire pencher en sa faveur un hypothétique procès pour vol.Elles paraissaient plus gênées qu'autre chose.L'homme bedonnant,apercevant celui qu'il comptait bien convaincre sans mal,arbora un sourire lumineux,à deux doigts de le heller... Juste avant de voir qu'il n'était pas seul...
L'effet fut,ma foi,spectaculaire.Toute la bonne humeur se liquéfia littéralement du visage rougeaud de l'employé,qui blêmit,relâchant les deux demoiselles.Ces dernières,de suite,s'inclinèrent,saluant à l'unisson leur maîtresse.Mais le chef ne bougea pas,statufié,la bouche bée,glacé de peur.C'était qu'il jouait sa place durant les secondes qui suivraient ! En effet,il ne pouvait s'excuser,car elle ne l'avait point accrédité à prendre la parole,suivant la "loi" énoncée plus haut.Cela dit,s'il ne tâchait pas de se faire absoudre,il était fort probable que dès le lendemain,il doive chercher un nouvel emploi,car il ne fallait pas se leurer,une simple petite faute,et les Grands étaient aptes à le renvoyer fouler le pavé des bas-fonds parisiens.L'impasse.L'instant fatal.Respiration bloquée,et temps qui passe si lentement.Son regard affolé était resté braqué sur la monarque,mais il finit par se poser sur Robespierre.Qui masqua un léger soupir.De dépit ? De pitié ? De frustration,pour avoir été mêlé à cette pitoyable scène,symbole de la stupide stratification de la France ?
D'une seule main,il déplia ses lunettes,avec un léger "clic",avant de les chausser et des les ajuster sur son nez,le petit doigt légèrement relevé,signe de grande élégance,mais tout de même pas aussi net que chez les anglais,sirotant leur thé.Oui,bien que Maxime trouve le pauvre homme totalement calamiteuse,il avait décidé de lui venir en aide.Discrètement.Lui sauvant tout de même la mise,car voir un membre du petit peuple impitoyablement châtié par un bien né lui aurait grandement déplu,somme toute.


-Ce monsieur,Votre Majesté,prenant une heureuse initiative quant à la bonne marche de ce site,m'a engagé afin de régler une question ma foi touchant à des vétilles,mais dont son sens du détail ne pouvait s'accomoder plus longtemps.Alors que j'examinais les points les plus juridiques de cette affaire,il a courtoisement proposé de m'apporter son aide,afin que le dossier que nous remettrons éventuellement à un juge,si cette affaire donne suite,soit le plus complet possible,et ce grâce à des témoignages que je n'aurais pu trouver sans son heureux concours.

Voilà.L'autre passait pour un bon Samaritain un brin plus futé que la moyenne.Et lui-même pour un bureaucrate inhabitué de Versailles,ce qui au fond était la véritée,peu élogieuse à vrai dire.Le secouru le regardait à présent comme si Maximilien avait été son Sauveur,pour lequel il serait éternellement reconnaissant.L'avocat détourna les yeux,adoptant une attitude humble : ainsi,le cuisinier comprit qu'il valait mieux faire de même.À son tour,il s'inclina devant la Reine avec un "Votre Majestée..." respectueux,ragaillardi,rassuré.Après tout,Marie Antoinette n'avait jamais donné de preuve de la méchanceté et du mépris que l'on prettait aux nobles quant aux êtres dits "inférieurs".Mais mieux valait ne pas jouer avec le feu.

-Je me nomme Maximilien.Maximilien de Robespierre,avocat de mon état.

Plus d'autres petites choses,mais d'importance moindre.En quelques mots,il s'était présenté sobrement,les yeux posés sur l'aristocrate,car enfin,il était bien temps de rompre son anonymat.Mais pas ses opinions quant à la noblesse.

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MessageSujet: Re: Vox Populi,Vox Dei (|) Libre ^^ (|)   Sam 15 Aoû - 9:46

Cette homme là n'avait pas l'air bien méchant... enfin, mieux vallait que je ne juge pas aux premières impressions qui me viennent de lui. Certes, il s'était montrer poli et agréable aux premiers abords, mais quel personnage, et ce tel qu'il soit, courtisan ou autre, ne l'avait pas été en se présentant devant moi comme il venait si bien de le faire ? Dur à trouevr n'est-ce pas ? Tout comme eux, il pouvait parfaitement m'être hostile sans le montrer, ce qui dans un sens ne m'étonnerais guère part les temps qui courrent... Pf ! Si maintenant on devait tous se méfier de notre entourage et des personnes que l'on cotoyait de temps à autres, à quoi bon avoir une confiance à accordé ? Et dire que certains jalousaient, voir méprisaient ce petit groupe d'amis proche que j'avais consittuer autour de moi... Si déjà j'étais sûre qu'ils n'essayeraient pas de me faire du tord, je n'aurai peut-être pas fais ma petite "sélection" d'amis. Qu'ils arrêtent de se plaindre, donc. Car dans l'histoire, ce n'était pas tout à fait moi la fautive.
Je me tourna vers les nouveaux arrivant, à savoir le cuisinier qui résidait au Hameau, ainsi que deux femmes de chambres. Je leur adressa un sourire lorsque ces dernières s'inclinèrent et me tourna vers le cuisinier, dont ce cher Mr. de Robespierre me parla.


-Hé bien, ma foie... ce ne sont que des louanges que l'on peut vous faire, mon cher... !


Que vouliez-vous que je rajoute de plus à cela ? Oh, bien sûr, j'aurais très bien pu les asosmer de l'un des nombreux discours qu'il était si courrant de faire, mais, sincérement, cela aurait été une perte de temps...

-Mère ! Mère !


Oh... voilà que le prince et la princesse revenaient à la charge. En les voyant, les trois jeunes gens s'inclinèrent à nouveau. La jeune Marie en fit de même en inclinant la tête et se retourna vers moi, son frère toujours en retrait.

-Mère, Louis et moi mourrons d'impatience de déguster à nouveau ces gâteaux que nous avons pu goûter lors de notre dernière balade !

-Je le sais bien, mais, je me retourna vers le concerner, peut-être que vous et monsieur de Robespierre avais des tâches à faire. Je m'en voudrais de vous imposer quelque chose qui vous empêche de les terminer.


Vous croyiez peut-être que j'étais du genre "tu fais ça, un point c'est tout !" ? Certes, je donnais des ordres aux domestiques (ce qui était parfaitement normal), mais pas non plus au point de les surcharger de travail. Ce n'était pas des sur-hommesn et j'en étais très biien consciente.
Ni mon regard, ni mon sourire n'avaient l'air dur ou autoritaire. Ils étaient simplement frais... amical. Mon sourire de tous les jours en faite... !

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